LA DESTRUCTION DE DRESDE

11 février 2005

Tod, wo ist dein Stachel ?

 

Hölle, wo ist dein Sieg ?

 

 

 

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Lorsque la Conférence de Yalta, commencée le 4 février 1945 partagea le monde entre la peste rouge et la « démocratie », Roosevelt et surtout Churchill voulaient démontrer qu'ils pouvaient frapper dans des territoires abandonnés à la dictature soviétique.

C'est ainsi que le bombardement de Dresde fut planifié. Cette ville était si éloignée et avait si peu d'importance militaire qu'on l'avait ignorée pendant quatre ans et demi. Dresde était totalement sans défense ; tous les canons anti-aériens avaient été envoyés sur le front. Sa population était de 700 000 habitants et de 500 000 réfugiés.

La méthode utilisée a été celle de l'extermination de masse : le 13 février, une première vague de 244 Lancaster anglais et une seconde vague de 529 avec des bombes incendiaires.

1478 tonnes de bombes explosives et 1182 de bombes incendiaires furent projetées sur des civils, la température était de 1200° créant même des tornades ; les nuages de fumée atteignirent deux kilomètres de haut.

Le 14 février à 1h16, 311 B-17 américains larguèrent 771 tonnes de bombes.

Il y eut 350 000 morts et 750 000 blessés : parmi eux, aucun militaire. Durant la guerre, 2000 avions anglais et américains ont détruit plus de 1000 villes et villages ; assassinant plus de 600 000 civils dont 76 000 enfants. Détruisant irrémédiablement et sans aucune utilité militaire des cités qui dataient du moyen-âge.

Toute l'Europe a subi la fièvre bombardière de l'anglais et l'américain. En France, à Lyon, la place Jean Macé, le dôme de l'Hôtel-Dieu, la gare d'eau du quartier de Vaise. Brest, Le Havre, Cherbourg, Grenoble…….

Dimanche et lundi, il faudra zapper pour entendre un commentaire sur ce crime de guerre. Malheureusement, cela ne donnera pas l'occasion à Monsieur le Président de la République de mettre une toque.

Pour conclure, in extenso et stricto sensu, le témoignage de l'un des tueurs :

« D'une altitude de 20 000 pieds, Dresde apparaissait comme une ville où toutes les rues étaient gravées en lignes de feu. Il y avait une mer de feu recouvrant, à mon avis, à peu près 65 kilomètres carrés. On pouvait sentir dans ma carlingue la chaleur qui s'exhalait du brasier. Le ciel avait d'éclatantes teintes écarlates et blanches et la lumière à l'intérieur de l'appareil était celle d'un étrange coucher de soleil d'automne. Nous étions tellement médusés par le spectacle de la terrifiante fournaise que, bien que nous fussions seuls au-dessus de la ville, nous en fîmes le tour pendant de nombreuses minutes avant de reprendre le chemin du retour, subjugués par l'horreur que nous imaginions en dessous. Nous pouvions encore voir la lumière de l'holocauste trente minutes après avoir quitté les lieux de nos crimes ». 

  

Posté par Francis à 16:36 - Commentaires [2] - Permalien [#]